La Coudée Locale
Une unité de mesure
La bastide s’organise selon un plan orthonormé, avec des rues se croisant à angle droit et formant un plan régulier et lisible. Cet héritage du Moyen Âge est aujourd’hui encore bien visible.
Panneau 9 · devant les maisons étroites

Étape 9 sur 10
Pour répartir les terrains, la coudée locale (48,13 cm) était utilisée comme unité de mesure. Les parcelles étaient attribuées par tranches de deux, trois ou quatre modules de trois coudées, en fonction de la notoriété et du métier de chacun. Ce module s’appelait la « canne ». Les maisons les plus étroites mesuraient 6 coudées de façade, soit deux cannes et seulement 2,89 m.
Cette mesure de 48,13 cm × 3 régit toute la composition de la ville : l’axe des rues, la dimension de la place centrale et des bâtiments communaux. Les plus grandes bâtisses se situaient près de la place publique. Entre les habitations, des venelles assuraient la circulation et l’accès en constituant un réseau de passages très étroits. Certaines sont accessibles uniquement par les riverains.
La coidada
48,13 cm
la coudée locale de Réalmont
Par logement
2,89 m, soit 6 coudées de large
Il s’agit d’une répétition visible : une porte et une fenêtre pour chaque façade.
Rue Cabrouly
Des maisons très étroites
D’autres sont également bien identifiables sur la commune, notamment dans la rue Jean de Coras et la rue de Derrière.
Une mesure prise au soleil

Au Moyen Âge, la plupart des constructions se basaient sur la coudée royale de 52,36 cm. À Réalmont, c’est la coudée locale qui est employée.
Celle-ci était déterminée en plantant un bâton dans la terre et en l’orientant vers le soleil au zénith, le jour du solstice d’été, puis en mesurant la distance entre l’aplomb et le pied enfoncé dans le sol. Elle s’établit à 48,13 cm.